« À travers sa relecture du Cid, c’est à la beauté de la langue qu’il rend hommage. Si l’un des rois de l’alexandrin ronflant a perdu de la superbe qu’on lui prête d’ordinaire, son texte, revisité, a gagné en beauté pour nous parler aujourd’hui. »
Le Cid
Rodrigue et Chimène s’aiment, mais l’honneur les sépare : après avoir tué le père de sa bien-aimée, Rodrigue doit affronter son propre destin.
Le Cid met en scène Rodrigue et Chimène, deux jeunes nobles espagnols qui s’aiment mais se retrouvent séparés par un conflit d’honneur. Le père de Chimène, le comte de Gormas, insulte Don Diègue, le père de Rodrigue. Trop âgé pour se venger lui-même, Don Diègue demande à son fils de défendre l’honneur familial.
Rodrigue doit choisir entre son amour pour Chimène et son devoir filial. Il provoque le comte en duel et le tue. Chimène, bien qu’elle aime toujours Rodrigue, demande justice au roi pour la mort de son père. Les deux personnages sont donc déchirés entre passion, devoir et honneur.
Rodrigue gagne ensuite une grande gloire militaire en repoussant les Maures qui attaquent Séville. Il reçoit le surnom de Cid, c’est-à-dire seigneur ou chef. Sa valeur héroïque rend sa condamnation difficile.
À la fin, le roi temporise : Chimène ne peut épouser immédiatement l’homme qui a tué son père, mais Rodrigue reste digne d’elle par sa bravoure. La pièce oppose l’amour personnel aux exigences de l’honneur aristocratique.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Pierre Corneille (1606–1684) est considéré comme l’un des plus grands dramaturges français du XVIIe siècle. Auteur prolifique, il a marqué la littérature par des pièces comme Le Cid, Horace ou Cinna, où il explore les tensions entre passion et raison, entre individu et société. Son œuvre, souvent associée au classicisme naissant, a profondément influencé le théâtre français et continue d’être étudiée et jouée dans le monde entier. Corneille a aussi été anobli par le roi Louis XIII après le succès retentissant du Cid en 1637.
newsmode Revue de presse
« C’est le pari – réussi – de Jean Bellorini à propos de la pièce iconique de Pierre Corneille. À travers sa relecture du Cid, c’est à la beauté de la langue qu’il rend hommage. »