« Le grand Meaulnes, Yvonne de Galais, singulières et douces figures que nous aimons tout comme nous aimions les héros des beaux livres à images, au temps où nous découvrions la vie ! »
Le grand Meaulnes
Un soir de novembre 1910, Augustin Meaulnes débarque dans un village de Sologne et bouleverse la vie de François Seurel.
Le roman est raconté par François Seurel, fils d’instituteurs dans un village de Sologne appelé Sainte-Agathe. Sa vie calme change avec l’arrivée d’un nouvel élève pensionnaire : Augustin Meaulnes, surnommé bientôt le Grand Meaulnes à cause de sa taille, de son assurance et du prestige qu’il exerce sur les autres garçons. Meaulnes devient rapidement l’ami et le modèle de François.
Un jour, Meaulnes part seul chercher les grands-parents de François à la gare, mais il se perd en chemin. Après une longue errance, il arrive par hasard dans un domaine mystérieux où se prépare une fête étrange, presque féerique. Là, il découvre un monde hors du temps, plein d’enfants, de costumes et de liberté. Il y rencontre surtout Yvonne de Galais, une jeune fille dont il tombe immédiatement amoureux.
De retour à Sainte-Agathe, Meaulnes ne pense plus qu’à retrouver ce domaine et Yvonne. Mais il ne sait pas exactement où il est allé. Le souvenir de cette fête devient pour lui un idéal inaccessible, un paradis perdu qu’il poursuit avec obstination. François, fasciné par son ami, participe lui aussi à cette quête.
L’intrigue se complique avec l’apparition de Frantz de Galais, frère d’Yvonne. Frantz devait se marier avec Valentine Blondeau, mais celle-ci l’a quitté avant les noces. Ce drame explique en partie l’étrangeté de la fête et la ruine du domaine. Meaulnes, lié par une promesse, se sent obligé d’aider Frantz à retrouver Valentine, même lorsque son propre bonheur avec Yvonne semble possible.
Plus tard, François retrouve la trace du domaine et d’Yvonne. Meaulnes et Yvonne finissent par se revoir et se marient. Pourtant, le bonheur attendu ne dure pas vraiment. Meaulnes reste prisonnier de ses rêves, de sa promesse envers Frantz et de son goût de l’aventure. Il quitte Yvonne peu après leur mariage pour chercher Valentine et réparer le malheur de Frantz.
La fin du roman est mélancolique. Yvonne meurt après avoir donné naissance à une petite fille. Meaulnes revient trop tard, chargé de regrets. Il retrouve son enf
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Alain-Fournier, de son vrai nom Henri-Alban Fournier, est un écrivain français né en 1886 et mort au champ d’honneur en 1914. Il ne laisse qu’une seule œuvre majeure, Le grand Meaulnes, publiée en 1913, qui devient rapidement un classique de la littérature française. Ce roman, à la fois poétique et réaliste, mêle souvenirs d’enfance, quête romantique et nostalgie d’un monde disparu. Alain-Fournier y puise dans sa propre jeunesse et ses amours de jeunesse pour créer une atmosphère unique, entre rêve et mélancolie.
newsmode Revue de presse
« Le Grand Meaulnes est l’œuvre littéraire française la plus traduite et lue dans le monde après Le Petit Prince. »
« Ce roman fantastique d’une intense poésie a reçu en 1958 la Carnegie Medal, soulignant son rayonnement international et son caractère inoubliable. »