Paris, 1870 : l’or et la chair déchirent une capitale en pleine mutation. Un roman féroce et visionnaire.
Dans le Paris transformé par les grands travaux du Second Empire, Aristide Saccard incarne l’appétit de spéculation, d’argent rapide et de réussite sociale. Installé dans la capitale, il profite des bouleversements urbains pour s’enrichir, acheter, revendre, intriguer et se hisser parmi les puissants d’un monde où tout semble à vendre.
Au centre du roman se trouve aussi Renée, jeune épouse de Saccard, femme élégante, brillante et prisonnière d’un luxe qui l’étourdit. Son existence, faite de toilettes, de bals, de promenades au bois de Boulogne et de dépenses somptueuses, révèle l’envers d’une société obsédée par l’apparence. La relation trouble qui se noue autour d’elle et de Maxime, fils de Saccard, donne au livre sa tension morale et sensuelle, tandis que Paris devient le décor d’une fièvre collective.
Zola décrit ici la capitale comme un organisme dévoré par l’or, les démolitions et les désirs. Deuxième volume des Rougon-Macquart, le roman montre comment la modernisation peut devenir prédation, et comment la richesse nouvelle corrompt les liens familiaux, amoureux et sociaux. Sans dévoiler la fin, La Curée offre un tableau flamboyant et cruel d’un monde qui confond progrès, plaisir et pillage. La langue de Zola y possède l’éclat des fêtes qu’elle dénonce et la violence des appétits qu’elle expose.
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person_edit À propos de l'auteur
Émile Zola (1840–1902) est un romancier français, figure majeure du naturalisme en littérature. Chef de file de ce mouvement, il a marqué le XIXe siècle par sa fresque monumentale Les Rougon-Macquart, une série de 20 romans analysant l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire. Journaliste engagé, il a aussi marqué son époque par ses prises de position politiques, notamment dans l’affaire Dreyfus.